Projet 2012-2014

Corps emportés

« Les anges ne marchent pas »
du film de Wim Wenders Les Ailes du Désir

Entre le ciel et la terre, la corde se tend. Suspendu, le corps décolle, s’emporte. Au bord de la chute, il s’incline. Sur une demi-pointe, il se pose tel un oiseau perché sur une branche fragile. Le souffle avant l’élan devient bourrasque. Les corps se rejoignent, virevoltent, se frôlent ou s’évitent. Ils semblent légers. Sans poids. Est ce le signe d’une insouciance ?

Le poids, que devient-il quand il est trop lourd à porter ?

PROJET PAR ÉTAPES

Corps Emportés/2 (duo) DISPONIBLE À LA DIFFUSION

Pour 2 danseurs, une danseuse valide, un danseur en situation de handicap
Avec Geneviève Mazin et Eric Ibel
Une danse entre verticale et horizontale
Durée 35mn

- 2012 Festival Chemins des Arts à la Bergerie de Soffin à Authiou (Nièvre)

- Résidence et présentation de la création finalisée au Palais des Congrès à Parthenay (79) le 29 avril 2013.

Des ateliers sont prévus avec un public mixte d’amateurs handicapés moteurs et d’amateurs valides.

Ils seront conduits en partenariat avec :

Le Théâtre de l’Esquif d’ Hélène Arnaud et le Centre A.R.H.P. (Association Régionale pour Handicapés Physiques) Les Genêts.
La mission handicap de l’APHP de Paris, en lien avec son personnel hospitalier (sous réserve).

Chorégraphie : Geneviève Mazin
Danseur comédien : Eric Ibel
Lumières : Frédéric Dugied

Corps emportés/4
(création automne 2013 – diffusion fin 2013-2014)
1ère étape de création : résidence à la Friche Artistique de Besançon, dans le cadre du projet Hors-limite(s) de la cie Pernette et présentation publique du travail, le 20 décembre 2012.

Pièce chorégraphique pour 4 danseurs
Durée 50mn
Chorégraphie : Geneviève Mazin
Danse : Mary Nugent et Dawn Molloy d’Irlande, Eric Ibel et Mathieu Dou.
Sécurité : Nicolas Renard
Lumières : Frédéric Dugied
Compositeur : en cours
Voix parlée-chantée de Isabelle Mazin sur des poèmes d’auteurs contemporains, sur l’idée du corps poétique/ corps-poésie (Jacques Darras ‘position du poème’)

PRODUCTION ET PARTENARIAT

Co-production : Croi Glan Dance Company –Tara Brandel (Irlande) et Cie Geneviève Mazin/l’Archanthrope (France)
Co-produit par Clonmel Junction Festival, par le festival les Chemins des Arts/ Bergerie de Soffin à Authiou, La ville d’Authiou, par la Friche artistique de Besançon (résidence de création dans le cadre du projet Hors-limite(s))
Subventionné par the Arts Council d’Irlande. Aidé par the Firkin Crane theater.
Drac pour l’aide à la création ( en cours)

Cette création entre dans un processus plus large d’échanges artistiques, de production et de diffusion avec d’autres compagnies européennes travaillant également avec des danseurs en situation de handicap.
Elle se nourrit également des échanges noués lors des ateliers chorégraphiques entre la chorégraphe et les participants amateurs.

Genèse du projet

Il n’y a pas eu de hasard. La question du handicap m’habitait déjà quand j’ai été contacté par une chorégraphe irlandaise et une autre du Portugal. Sans avoir fait de démarche moi-même, elles m’ont fait toutes deux la proposition de travailler avec des personnes en situations de handicap. Je me suis rendue compte ensuite que presque tous les pays européens ont une ou plusieurs compagnies de danse qui développent un travail de création chorégraphique mêlant danseurs valides et danseurs en situation de handicaps. Pourtant il n’est encore pas si facile d’accepter de regarder un corps handicapé danser, une personne en fauteuil se mettre sous les feux de la « rampe artistique ». Le regard de la société est en train de changer, un long chemin reste à faire. Dans le travail que je développe sur le corps, mêlant à la fois la verticale et l’horizontale, ces propositions sont arrivées comme des évidences « si je ne peux marcher, je volerai ». Une première expérience en 2009 en Irlande avec Tara Brandel, chorégraphe irlandaise depuis 2006 et ses danseurs me confirme cette direction du travail.

Ce projet que je mène ici, pose l’acte de « danser dans un corps différent ». Aller vers le marginal, mettre en avant la fragilité, le vulnérable. Parce qu’on y trouve une très grande volonté et une grande humilité. Aller vers l’inconnue. Pouvoir se dire, « c’est possible, avec persévérance, j’y arriverais »

C’est réapprendre son corps blessé ou simplement différent, au contact d’un autre corps, trouver le goût d’aller vers l’autre. En passant par le mouvement autre produit par un corps autre.
C’est s’interroger sur le regard, celui que je porte sur moi-même, celui que les autres portent sur moi. Proposer un autre regard sur les personnes qui ont d’autres corps.
C’est chercher à repousser avec une énergie peu commune ses propres limites, les transcender.
C’est parler aussi de son bonheur de vivre. S’ouvrir sur le pouvoir créatif de chacun, leur capacité à nous faire rêver, à nous questionner sur nous-même, notre faculté à accepter la différence.

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CORPS EMPORTÉS/2 Disponible à la diffusion.

CORPS EMPORTÉS/4 Nous sommes en recherche de co-producteurs

N’hésitez pas à vous renseigner auprès
de Geneviève Mazin contact@genevievemazin.com